Théorie : Découper un texte biblique

Sujets : Rapport au texte
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Voici un appel à la liberté et à la responsabilité dans le découpage du texte biblique à lire en groupe !


Lire un texte de la Bible, c’est toujours lire un extrait

Tout texte biblique est un extrait d’un extrait d’un extrait de la Bible (d’un passage plus long, d’un livre biblique, de l’Ancien ou du Nouveau Testament) !

L’origine des divisions

A l’origine, le texte biblique en son entier était un long texte continu sans interruption du début à la fin. C’est pour la lecture publique dans les synagogues vers le 2e siècle avant J.-C que l’Ancien Testament a été divisé en sections. La division en chapitres date de plus tard, entre le 11e et le 13e siècle. Celle en versets a été fixée définitivement avec les bibles imprimées au 16e siècle.

Aussi, les éditeurs font des découpages, parfois avec des titres. Il est important de se rappeler et de le dire en groupe que tout cela n’est pas « d’origine », et que les découpages et les titres peuvent varier d’un éditeur à un autre.

Liberté et responsabilité pour le découpage utilisé

L’animateur/trice biblique et les groupes bibliques ont une certaine liberté mais aussi une responsabilité dans le choix du découpage du passage que le groupe va lire. Liberté par rapport aux découpages des éditeurs, responsabilité car le texte ne permet pas de faire n’importe quoi ! Si un récit commence avec un conflit et se termine par la résolution du conflit, on ne peut le couper au milieu ! Pareil pour une démonstration logique.

Respecter les indices du texte

Les textes narratifs ont souvent des marqueurs qui indiquent un découpage naturel : un/des nouveau/x personnage/s entre(nt) en scène, le lieu ou la temporalité changent, etc.

Dans le cas d’un texte argumentatif, le choix de l’extrait est plus difficile. Il faut veiller à la cohérence thématique et à la cohérence du raisonnement. La délimitation doit se faire en priorité à partir d’un changement de thème.

Il y a souvent plusieurs découpages possibles

Le texte lui-même peut suggérer plusieurs possibilités de découpage. Il y a en effet des versets de transition qui viennent clore un passage tout en introduisant le passage suivant. En général il vaut mieux les inclure dans le segment de texte retenu.

On peut choisir un extrait court ou un extrait plus long qui ont chacun leur cohérence en fonction de la situation d’animation (demande du groupe ; temps disponible, etc.). Par exemple, on peut lire le récit de « la guérison de Naaman » en 2 Rois 5 en y incluant ou non les v.19b-27. Le v.20 introduit un nouveau personnage et une nouvelle situation, mais il met en scène deux personnages présents dans les v.1-19 (Naaman et Elie). Si on inclut le récit concernant Guéhazi, cela ajoute un contraste entre  l’étranger et l’Israélite « corrompu ».

Il existe souvent une marge d’appréciation

Les marqueurs du texte ne sont pas forcément le seul critère dans le découpage. Il peut y avoir également des sous-parties de l’histoire racontée : il faut être attentif à la cohérence du texte en évitant d’interrompre une intrigue. De même, dans un texte argumentatif les changements de style peuvent délimiter un nouveau passage mais aussi ouvrir une parenthèse. En ce cas-là, il est important de lire jusqu’à la conclusion de l’argumentation.