Confrontation

Voici une manière pour détendre le « débat » que suscite un texte biblique : mettre en scène un tribunal !

Aide à l’export PDF

Navigateurs recommandés : Chrome, Firefox

  • Destination : « Fichier PDF »
  • Mise en page : « Portrait »
  • Taille du papier : « A4 »
  • Mise à l’échelle : 60-70%
  • Décocher « En-têtes et pieds de page »
  • Marges : « Minimum »
  • Invite les participants à s’investir dans le texte en prenant part à un débat, comme dans un tribunal, avec des arguments « pour » et « contre ».
  • Fait intervenir le rire, l’humour et l’ouverture à un point de vue autre que le sien. Elle constitue « une détente » lorsque des différences d’interprétation bloquent le groupe ou tout simplement lorsque le groupe a besoin de respirer.
  • Convient aux textes narratifs suscitant une polémique. Par exemple, ceux où l’identité de Jésus est contestée par les Pharisiens ou d’autres adversaires.

Adaptée à des groupes de 15 à 20, cette méthode nécessite un espace libre dans lequel les participants peuvent circuler facilement. Il faut également un paperboard avec plusieurs feuilles ou un autre support.

Le « public » est installé en cercle. Dans l’espace du centre – appelé la « piscine » (cf. Repère : Le groupe et ses divers modes de fonctionnement) – les « plaignants » et les « avocats » débattent.

Soit quand le groupe est relativement nombreux, soit lorsqu’un membre du public veut prendre part au débat, il se déplace pour aller dans la « piscine ».

Cette méthode peut être utilisée lors d’un culte (cf. Repère : Culte animation biblique).

Lire ensemble le ou les textes. Identifier la thèse soutenue par le texte et l’analyser. Se diviser ensuite en trois groupes :

Les « plaignants », qui objecteront à la thèse soutenue par le texte.

Les « avocats », qui la défendront.

Le « public », qui ne demande qu’à être convaincu et objecte à chaque fois qu’une affirmation n’est pas fondée sur le texte.

On peut matérialiser l’opposition des deux parties en les plaçant face à face. On progressera point par point.

On entendra d’abord les « plaignants », puis les « avocats » et ainsi de suite.

L’animateur ou l’animatrice doit rester neutre. Étant le juge-arbitre, on veillera au bon déroulement des débats et posera des questions d’observation et de compréhension aux deux parties pour les relancer si nécessaire. On peut noter sur un paperboard ou un tableau les conclusions auxquelles on parvient au fur et à mesure.

Variante :

La méthode peut aussi être utilisée pour des textes qui donnent lieu à des interprétations différentes. L’idée est alors d’établir de sérieuses hypothèses d’interprétation sur le texte. Ce principe donne un cadre aux éventuelles polémiques et évite que le groupe ne soit mis à mal dans des débats passionnels. Le « tribunal » permet de continuer l’échange de manière sereine et constructive.

Conseils

Cette méthode demande une bonne préparation dans le domaine biblique et une bonne capacité pédagogique de la part de l’équipe d’animation. Il faut éviter que l’imaginaire ne devienne trop fantasque !

Avec un public très nombreux, il faut bien gérer le déroulement pour éviter de trop fréquentes coupures de parole, le brouhaha. Par ailleurs, des « plaignants » ou des « avocats » peuvent être remplacés par des membres du « public ». Cela permet d’alterner les rôles.

Voir aussi la méthode Jeu du Marais.