
« L’eau est la force motrice de toute la nature. » — Leonardo da Vinci
Cette fiche d’animation biblique a été réalisée dans le cadre du Temps pour la Création. Elle s’inspire de la vision du prophète Ézéchiel (47. 9-12), où le fleuve jaillissant du Temple redonne vie sur son passage. Cette animation invite à devenir acteur du soin et du renouveau de la création.
Question : Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette bande-annonce ?
Le temps de discussion est d’environ 5 minutes.
L’animateur peut s’inspirer des informations ci-dessous pour conduire l’entrée en matière :
La bande-annonce du documentaire de Yann Arthus-Bertrand, nous montre à quel point l’eau est un élément vital pour nos vies. Elle est au cœur de notre consommation et, dans certaines régions du monde, elle constitue un véritable enjeu pour l’économie et la santé publique.
Le texte biblique de notre animation fait également mention de l’eau. Il est d’un genre particulier, car il relate la vision reçue par le prophète Ézéchiel. Dans celle-ci, il voit jaillir de l’eau, une eau qui coule du Temple et qui, peu à peu, devient un fleuve. Je n’en dirai pas plus, car nous lirons ce texte ensemble par la suite. Ce passage nous invite à porter un regard d’espérance sur le monde tel qu’il pourrait être : un lieu où Dieu transforme le chaos et les catastrophes, en apportant soin et guérison.
L’animateur projette ensuite à l’écran l’image d’une plante desséchée, fanée, et pose les questions suivantes :
Ensuite l’animateur prend une plante en bon état et la place au centre de la salle afin qu’elle soit bien visible. Il illustre alors la réponse en prenant un verre d’eau et en arrosant la plante. Il suffit d’un peu d’eau pour que la vie puisse revenir.
C’est l’enseignement du passage du livre d’Ézéchiel 47. 9-12 : l’eau qui coule du Temple est symbole de vie et de régénération. « Cette révélation invite les êtres humains à assumer leurs responsabilités : en reconnaissant les dommages écologiques et en acceptant l’interdépendance, nous sommes appelés à nous immerger dans cette eau, à protéger activement et à œuvrer pour le renouveau de la création, afin que la guérison de l’environnement et le bien-être humain puissent s’épanouir ensemble » [1].
[1] « Season of Creation », Season of Creation, consulté le 23 avril 2026, https://seasonofcreation.org/fr/.
L’animateur invite les participants à former des sous-groupes. Une fois les groupes constitués, il distribue à chacun une copie du texte ainsi que les questions pour la visite guidée. Il procède ensuite à une lecture du texte.
Ézéchiel 47.9-12 (Traduction NFC) :
9Des êtres de toute espèce se mettront à grouiller et les poissons se multiplieront partout où le torrent arrivera. Il assainira la mer et, là où il se déversera, il apportera avec lui la vie. 10Alors, depuis En-Guédi jusqu’à En-Églaïm, partout il y aura des pêcheurs qui mettront leurs filets à sécher sur les bords de la mer. On y trouvera un aussi grand nombre d’espèces de poissons que dans la mer Méditerranée. 11Cependant les marais et les lagunes de son littoral ne seront pas assainis, on les gardera comme réserves de sel. 12Sur chaque rive du torrent, des arbres fruitiers de toutes sortes pousseront. Leur feuillage ne se flétrira jamais et ils produiront sans cesse des fruits. Ils donneront chaque mois une nouvelle récolte, car ils sont arrosés par l’eau provenant du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture et leurs feuilles de remède. »
Une relecture du passage est proposée en sous-groupes.
En relisant le texte, les participants délimitent les différentes scènes : une case de BD correspond à une scène.
Remarque : la question « Qu’est-ce que l’eau change, étape après étape ? » peut aider dans ce travail.
Un (ou plusieurs) participant(s) du sous-groupe dessine(nt) les différentes scènes, tandis que les autres conseillent et participent à la réflexion.
Pour chaque case, indiquer les versets bibliques correspondants.
Une fois terminée, chaque sous-groupe affiche sa BD et la présente afin de reconstituer le récit.
Chaque groupe peut préciser l’interprétation qui se dégage de sa BD, en attirant l’attention sur la représentation graphique, le nombre de scènes, etc.
Inviter ceux qui le souhaitent à identifier le dessin qui représente, selon eux, la scène principale de la révélation et à en débattre. Une fois les échanges terminés, les participants sont invités à rejoindre leurs sous-groupes pour la suite.
Le verset 11 a une tonalité différente. Alors que tout le texte parle de vie et de renouveau, ce verset montre qu’il existe des zones non transformées.
Le fleuve de Dieu donne la vie, mais tout ne se transforme pas automatiquement : il reste des lieux fragiles à soigner.
Proposer des méthodes permettant l’expression individuelle et collective du lien entre texte et présent, en laissant place à l’émergence spontanée comme aux pistes concrètes.
L’animateur distribue les feuilles blanches.
Certaines zones de la planète sont à l’image du verset 11 : elles sont dégradées pour diverses raisons (pollution, réchauffement climatique, catastrophes naturelles, etc.) et appellent à la responsabilité de l’être humain pour que le fleuve de vie soit à l’œuvre.
En ayant en tête l’image de ce fleuve jaillissant du sanctuaire de Dieu (47.12) et qui donne la vie, quelles actions pourriez-vous mettre en place dans votre environnement ou pour le monde afin de redonner vie à des zones dégradées ?
La réflexion se poursuit en sous-groupes.
En plénière, les groupes présentent leurs propositions et discutent.
Cette fiche a été réalisée par notre équipe dans le cadre du Temps pour la Création, un temps pour renouveler notre relation avec Dieu et avec toute la création.